Washington sous la pression nucléaire de Paris

5 septembre 2014

L'année dernière, à l'occasion de ses "mélanges hebdo", Olivier Kempf s'était essayé à « retourner notre compréhension de la dissuasion » nucléaire. « De deux façons », que nous mentionnons ci-dessous afin d'en retrouver la citation à l'occasion.

« D'une part, considérer que nous ne sommes pas les raisonnables, mais les fous, dans l'affaire ! Les autres, aujourd'hui, sont en train de nous considérer comme non-raisonnables. »

« D'autre part, considérer que la dissuasion française ne visait pas les Russes, mais les Américains : les gars, si les Sov' attaquent, nous on balancera, donc vous serez mouillés et obligés de venir. La bombe française est le moyen de forcer le couplage, alors que tout le monde a dit le contraire. Autrement dit, une dissuasion du fou au fort. Ça a marché. Non pas gagner l'indépendance, mais forcer la dépendance américaine à l'Europe, et casser l'isolationnisme de Washington. Revanche de 1919. »

Un commentaire pour "Washington sous la pression nucléaire de Paris"

  1. Catoneo

    Le 6 septembre 2014 à 10 h 05 min

    L'implication forcée avait été détectée très tôt par le commandement américain qui prévenaient les Français dès les années 60 qu'ils ne déclencheraient plus de guerre que les Etats-Unis seraient obligés de finir.
    Fallait-il entendre qu'une incinération préventive de l'élément d'incertitude était envisageable ?

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